Sonus Faber Olympica III G3

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Description

Sonus faber Olympica III G3

La Sonus faber Olympica III G3 est une enceinte colonne 3 voies qui occupe une position particulièrement intéressante dans la gamme Olympica actuelle.

Elle reprend les codes esthétiques et techniques propres à Sonus faber — ébénisterie travaillée, forme galbée, cuir, aluminium et haut-parleurs développés spécifiquement — tout en restant sensiblement plus compacte que l’Olympica V.

Son architecture associe un tweeter DAD Arrow Point de 28 mm, un médium Camelia de 165 mm et deux woofers de 165 mm. Les fréquences de coupure sont situées à 365 Hz et 2 460 Hz.

La réponse en fréquence officielle est annoncée de 42 Hz à 40 000 Hz, pour une sensibilité de 90 dB SPL, une impédance nominale de 4 ohms et une amplification recommandée comprise entre 50 et 300 W par canal.

Avec ses 35 kg par enceinte, l’Olympica III reste une colonne relativement élancée, mais sa conception et son architecture trois voies la placent déjà clairement dans une catégorie destinée à des systèmes Hi-Fi ambitieux.

Notre avis

L’Olympica III est probablement l’un des modèles les plus faciles à comprendre dans la gamme Olympica.

Elle apporte une vraie augmentation d’échelle par rapport à l’Olympica I sans immédiatement atteindre le volume et les exigences de placement de l’Olympica V.

Le passage d’une bibliothèque 2 voies à une colonne 3 voies change beaucoup plus de choses que le simple ajout de grave.

Le médium possède ici son propre haut-parleur et sa propre charge acoustique. Les deux woofers peuvent donc se consacrer davantage aux basses fréquences sans devoir reproduire simultanément une grande partie des voix et des instruments.

Cette séparation des rôles peut favoriser une restitution plus libre lorsque le message devient complexe et le niveau sonore augmente.

La sensibilité de 90 dB est également sensiblement supérieure aux 87 dB de l’Olympica I.

Cela ne signifie pas pour autant que l’Olympica III soit une enceinte à brancher sur n’importe quel petit amplificateur.

Son impédance nominale reste de 4 ohms et elle mérite une électronique capable de fournir du courant proprement.

Dans une pièce moyenne à grande, un bon intégré disposant d’une alimentation sérieuse constitue déjà une excellente base.

Un Yamaha A-S2200 ou A-S3200, par exemple, correspond beaucoup mieux à son niveau qu’un amplificateur simplement choisi pour afficher un nombre élevé de watts.

Son principal intérêt est finalement son équilibre.

Elle descend sensiblement plus bas que l’Olympica I, produit davantage de matière et peut remplir une pièce plus importante, sans prendre les proportions de l’Olympica V.

Pour une installation Hi-Fi haut de gamme dans une pièce d’environ 25 à 45 m², elle constitue à nos yeux un format particulièrement cohérent.

Son principal compromis reste celui de toute colonne ambitieuse : elle demande davantage d’espace autour d’elle et révèle beaucoup plus facilement les limites de l’amplification, de la source et de la pièce.

Une véritable architecture 3 voies

L’Olympica III utilise une architecture 3 voies.

Cette conception permet d’attribuer une zone de fréquences plus précise à chaque type de haut-parleur.

Le tweeter travaille dans l’aigu.

Le haut-parleur Camelia de 165 mm prend en charge le médium.

Les deux woofers de 165 mm se concentrent sur le grave.

Les fréquences de raccordement sont situées à 365 Hz et 2 460 Hz.

Cette séparation est importante.

Sur une enceinte 2 voies, le même haut-parleur doit généralement produire à la fois le grave et une grande partie du médium.

Dans l’Olympica III, le médium peut être optimisé pour la zone où se trouvent les voix et une grande partie de l’information musicale.

Les woofers peuvent parallèlement travailler avec davantage d’amplitude dans le grave sans devoir monter très haut en fréquence.

Cela peut améliorer la lisibilité lorsque plusieurs instruments jouent simultanément ou lorsque le volume augmente.

Un médium placé dans une chambre acoustique séparée

Sonus faber a isolé le tweeter et le médium dans une chambre acoustique fermée indépendante.

Cette partie du coffret est séparée du volume utilisé par les deux woofers.

C’est un choix particulièrement pertinent dans une enceinte 3 voies.

Les woofers déplacent beaucoup d’air lorsqu’ils reproduisent le grave.

Si leur pression interne agit directement sur la membrane du médium, elle peut perturber son fonctionnement.

En isolant cette partie du spectre, Sonus faber cherche donc à protéger le médium des variations de pression produites par la section grave.

Une chambre amortie avec du liège

La particularité de cette chambre interne est son amortissement en liège.

Sonus faber utilise une structure spécifique dont la forme a été développée à l’aide de simulations informatiques.

Le rôle de cet élément est de contrôler les réflexions acoustiques à l’intérieur du volume dédié au médium et au tweeter.

Le liège possède naturellement certaines propriétés d’amortissement intéressantes.

Il permet de dissiper une partie de l’énergie vibratoire sans utiliser exclusivement des matériaux synthétiques.

Le but reste de limiter les réflexions internes susceptibles de revenir vers la membrane du haut-parleur.

Comme toujours, il serait excessif d’attribuer à ce matériau une signature sonore précise.

Son intérêt se trouve dans l’ensemble de la conception : volume fermé, géométrie interne et amortissement travaillent ensemble.

Le médium Camelia de 165 mm

Le médium constitue l’un des éléments centraux de l’Olympica III.

Il utilise une membrane Camelia en papier de 165 mm, associée à un Copper Cap.

Cette technologie descend directement des recherches réalisées par Sonus faber sur ses modèles supérieurs.

La membrane Camelia se distingue notamment par sa géométrie non circulaire inspirée de la fleur de camélia.

L’objectif est de contrôler certains modes de résonance de la membrane.

Une membrane traditionnelle parfaitement circulaire peut développer des modes de fractionnement relativement réguliers lorsque sa fréquence de fonctionnement augmente.

En modifiant la géométrie, Sonus faber cherche à répartir différemment ces résonances.

Cette approche ne rend évidemment pas le haut-parleur automatiquement meilleur.

Le résultat dépend toujours de la membrane, du moteur, de la suspension, du filtrage et de la charge acoustique.

Mais elle permet au constructeur de travailler le comportement mécanique du haut-parleur dès sa conception.

Une membrane papier

Le papier reste largement utilisé dans le haut de gamme malgré son ancienneté.

Ce n’est pas par nostalgie.

Une membrane papier peut être très légère tout en offrant une rigidité intéressante.

Sa composition peut également être modifiée avec différentes fibres et traitements afin d’obtenir le comportement mécanique recherché.

Sonus faber privilégie historiquement ce type de matériau pour une grande partie de ses haut-parleurs de médium.

Dans une enceinte comme l’Olympica III, cette membrane doit surtout conserver une bonne cohérence entre environ 365 et 2 460 Hz.

C’est une plage considérable.

Elle couvre les fondamentales et harmoniques de nombreuses voix et instruments.

La qualité de cette section joue donc énormément sur la personnalité générale de l’enceinte.

Copper Cap : travailler la linéarité du moteur

Le haut-parleur médium utilise également un Copper Cap.

Ce composant intervient au niveau du circuit magnétique.

Son objectif est notamment de réduire certaines variations d’inductance de la bobine mobile et d’améliorer la linéarité électrique du haut-parleur.

Ce type de solution peut contribuer à limiter certaines formes de distorsion lorsque la membrane se déplace.

Là encore, ce n’est pas un argument à considérer isolément.

Mais il montre que Sonus faber ne travaille pas uniquement sur la forme visible de la membrane.

Le comportement du moteur électromagnétique est également pris en compte.

Tweeter DAD Arrow Point de 28 mm

L’aigu est reproduit par un tweeter DAD Arrow Point Extended Frequency de 28 mm à dôme en soie.

DAD signifie Damped Apex Dome.

Sonus faber contrôle mécaniquement la partie centrale du dôme afin de limiter certains comportements parasites dans les fréquences les plus élevées.

Un dôme souple ne fonctionne pas comme un piston parfaitement rigide jusqu’à l’infini.

À mesure que la fréquence augmente, différentes parties peuvent commencer à se déplacer de manière légèrement différente.

Le système DAD cherche précisément à contrôler cette zone.

Le tweeter est annoncé jusqu’à 40 kHz.

Cette valeur dépasse largement la bande audible pour la majorité des auditeurs.

Elle indique surtout que le tweeter possède une extension importante au-delà de 20 kHz et que sa bande utile n’est pas arrêtée brutalement juste au-dessus du spectre audible.

Deux woofers de 165 mm

Le grave est confié à deux haut-parleurs de 165 mm à membrane papier.

L’utilisation de deux woofers permet d’augmenter la surface de membrane disponible.

Cela permet de déplacer davantage d’air sans demander autant d’excursion à chaque haut-parleur qu’avec un seul moteur.

Cette architecture contribue à la capacité de l’Olympica III à produire davantage de niveau et davantage de grave que l’Olympica I.

Elle ne doit cependant pas être comparée simplement à un unique haut-parleur de 330 mm.

Deux haut-parleurs de 165 mm n’offrent pas exactement la même surface ni le même comportement qu’un grand woofer unique.

L’intérêt est également de conserver un coffret relativement étroit.

Une face avant étroite facilite l’intégration visuelle mais joue aussi sur la diffraction et le comportement acoustique autour de l’enceinte.

Réponse en fréquence jusqu’à 42 Hz

La fiche technique officielle actuelle donne une réponse en fréquence de 42 Hz à 40 000 Hz.

Ce chiffre permet de comprendre le positionnement de l’Olympica III.

Elle descend nettement plus bas que l’Olympica I, annoncée à 57 Hz.

Elle n’est toutefois pas conçue comme une colonne reproduisant seule les fréquences les plus profondes d’un grand orgue ou les effets LFE d’un film.

Dans une utilisation purement musicale, 42 Hz permettent déjà de couvrir une partie très importante du registre grave.

Une contrebasse, une grosse caisse ou une basse électrique pourront être reproduites avec beaucoup plus de fondation qu’avec une petite bibliothèque.

L’extrême grave sous 30 ou 35 Hz reste néanmoins un autre exercice.

Un point de vigilance sur les chiffres Sonus faber

La page de présentation actuelle mentionne à un endroit une réponse à 35 Hz, alors que la fiche technique détaillée officielle indique 42 Hz – 40 000 Hz.

Pour cette fiche, nous retenons volontairement 42 Hz, car il s’agit de la valeur présente dans le tableau de spécifications techniques Sonus faber.

C’est une approche plus prudente que de sélectionner automatiquement le chiffre le plus avantageux.

Sensibilité de 90 dB

La sensibilité annoncée est de 90 dB SPL pour 2,83 V à un mètre.

C’est trois décibels de plus que l’Olympica I sur la valeur constructeur.

À tension identique, l’Olympica III peut donc produire davantage de niveau acoustique.

Attention cependant : l’impédance nominale est de 4 ohms.

Avec une enceinte 4 ohms, une tension de 2,83 V correspond théoriquement à environ deux watts, et non un watt comme avec une charge de 8 ohms.

Il faut donc éviter de comparer les sensibilités uniquement sur la valeur imprimée.

Dans la pratique, l’Olympica III reste suffisamment sensible pour ne pas demander des puissances extravagantes, mais son impédance justifie une amplification solide.

Impédance nominale de 4 ohms

Sonus faber indique une impédance nominale de 4 ohms.

Cela mérite davantage d’attention que la puissance maximale recommandée.

Une enceinte 4 ohms demande davantage de courant à l’amplificateur qu’une enceinte 8 ohms pour une tension donnée.

Un amplificateur correctement conçu pour travailler sous 4 ohms sera donc préférable.

Cela ne signifie pas qu’il faut obligatoirement utiliser un énorme bloc de puissance.

Un bon intégré de 80 ou 100 W disposant d’une alimentation solide peut être beaucoup plus adapté qu’un amplificateur annoncé à 150 W mais dont l’alimentation s’effondre lorsque l’impédance diminue.

Quelle amplification pour l’Olympica III ?

Sonus faber recommande officiellement 50 à 300 W par canal avec un signal non écrêté.

Cette plage est très large.

Elle indique surtout que l’Olympica III peut fonctionner avec des électroniques assez différentes selon la pièce et le niveau recherché.

Dans une pièce de 25 à 35 m² avec une écoute située à environ trois mètres, un excellent amplificateur intégré développant autour de 80 à 150 W sous 8 ohms et restant stable sous 4 ohms pourra déjà former une association très sérieuse.

Pour une pièce plus grande ou une écoute à niveau élevé, davantage de réserve peut devenir intéressante.

Il faut surtout éviter l’écrêtage.

Un amplificateur insuffisant utilisé constamment près de sa limite peut être plus dangereux pour les haut-parleurs qu’une électronique beaucoup plus puissante utilisée raisonnablement.

Avec un Yamaha A-S2200 ?

Oui, l’association est cohérente.

Le Yamaha A-S2200 développe 90 W sous 8 ohms et 150 W sous 4 ohms.

Son alimentation est suffisamment sérieuse pour envisager les Olympica III dans une pièce de taille raisonnable.

Il ne faut pas interpréter les 300 W recommandés par Sonus faber comme une puissance obligatoire.

Les 90 W du Yamaha pourront déjà produire des niveaux importants.

Dans une très grande pièce ou pour une écoute régulièrement très forte, une électronique plus puissante peut toutefois fournir davantage de marge.

Avec un Yamaha A-S3200 ?

Le A-S3200 constitue une association encore plus ambitieuse.

Sa puissance nominale n’est que légèrement supérieure à celle du A-S2200, mais sa réserve dynamique et son alimentation plus poussée sont particulièrement intéressantes avec une enceinte 4 ohms.

Le Yamaha atteint notamment une puissance dynamique beaucoup plus importante lorsque l’impédance diminue.

C’est précisément le genre de caractéristique qui peut devenir pertinent avec une enceinte comme l’Olympica III.

La différence ne se traduira pas nécessairement par davantage de volume.

Elle peut surtout apparaître dans la capacité de l’amplification à rester stable sur les passages les plus exigeants.

Charge ventilée

L’Olympica III utilise une charge ventilée, dérivée de la philosophie Stealth Ultraflex de la gamme.

Sonus faber ne se contente pas d’installer un évent circulaire classique à l’arrière.

La charge est intégrée dans la structure même du coffret.

Cette approche cherche à contrôler les turbulences et les bruits d’écoulement d’air.

Elle influence également la relation entre l’enceinte et la pièce.

Comme avec toute enceinte accordée, le positionnement par rapport aux murs aura donc un effet important sur le grave.

Une forme de luth

Le coffret reprend la forme courbe caractéristique de Sonus faber.

Cette architecture inspirée du luth possède évidemment une forte dimension esthétique.

Mais les courbes permettent également d’éviter certaines grandes surfaces parfaitement parallèles à l’intérieur du coffret.

Des parois parallèles peuvent favoriser l’apparition d’ondes stationnaires bien définies.

Une géométrie plus complexe permet de répartir différemment ces réflexions.

La forme contribue également à la rigidité de la structure.

Sur une enceinte de 35 kg, ce travail mécanique n’est pas secondaire.

Les deux woofers génèrent des forces importantes et le coffret doit rester aussi neutre que possible.

Ébénisterie, aluminium et cuir

Comme l’Olympica I, l’Olympica III associe bois, aluminium massif et cuir.

Les finitions actuelles comprennent notamment le Walnut Wood et le Wengè Wood.

Les éléments en aluminium adoptent sur cette génération une finition gris mat sablé.

Sonus faber ajoute des chanfreins polis à 45 degrés qui créent un contraste avec les surfaces mates.

Le placage de bois utilise également un motif à 45 degrés en chevrons.

Cette partie de la conception n’améliore pas directement une mesure de réponse en fréquence.

Elle explique en revanche une partie du prix de l’enceinte.

Une Sonus faber de cette gamme est autant conçue comme un objet durable que comme un simple support pour des haut-parleurs.

35 kg par enceinte

Chaque Olympica III pèse 35 kg.

Ce poids donne une bonne indication du niveau de construction.

Il faut également le prendre en compte lors de l’installation.

Une paire représente 70 kg sans les emballages.

L’idéal est donc de définir leur emplacement avant de multiplier les essais de déplacement.

Le poids contribue à stabiliser l’enceinte, mais ne remplace pas un positionnement correct et un réglage précis des pointes ou systèmes de découplage.

Pourquoi une colonne 3 voies ?

L’intérêt d’une 3 voies n’est pas simplement d’obtenir davantage de haut-parleurs.

Le principal avantage est la spécialisation.

Dans l’Olympica III, le médium ne doit pas effectuer les excursions importantes nécessaires à la reproduction des basses fréquences.

Cela peut lui permettre de rester dans une zone de fonctionnement plus confortable.

Les woofers sont parallèlement libérés d’une grande partie du médium.

À niveau élevé, cette séparation peut contribuer à maintenir davantage de lisibilité.

C’est particulièrement intéressant sur les grandes formations orchestrales, le rock, le jazz complexe ou les bandes-son riches en informations simultanées.

Olympica I ou Olympica III ?

La différence est importante.

L’Olympica I est une enceinte compacte 2 voies utilisant un seul haut-parleur de 165 mm pour le médium et le grave.

Elle affiche 87 dB de sensibilité et une réponse annoncée à partir de 57 Hz.

L’Olympica III passe à une architecture 3 voies.

Elle ajoute un médium dédié et deux woofers de 165 mm.

Sa sensibilité atteint 90 dB et sa réponse descend officiellement à 42 Hz.

Le gain ne concerne donc pas seulement la quantité de grave.

L’Olympica III peut produire davantage de niveau et conserver une meilleure séparation des rôles entre les haut-parleurs.

Dans une petite pièce, l’Olympica I reste toutefois plus facile à intégrer.

Installer une Olympica III trop près des murs dans 12 ou 15 m² peut être moins pertinent qu’une Olympica I correctement positionnée.

La pièce doit donc guider le choix.

Olympica III ou Olympica V ?

L’Olympica V représente l’étape supérieure.

Elle reste une 3 voies mais utilise trois woofers de 165 mm contre deux sur l’Olympica III.

Elle descend officiellement à 37 Hz contre 42 Hz et accepte une amplification recommandée allant jusqu’à 400 W.

Elle est également beaucoup plus imposante : environ 1,17 m de hauteur et 44 kg par enceinte.

Le choix entre III et V dépend donc fortement de la pièce.

Dans une pièce moyenne, l’Olympica III peut être plus facile à équilibrer.

Dans un grand volume, l’Olympica V possède davantage de surface de membrane et de réserve pour remplir l’espace.

Le modèle supérieur n’est donc pas automatiquement le meilleur choix.

Une enceinte doit travailler avec la pièce, pas contre elle.

Quelle taille de pièce ?

Il n’existe évidemment pas de limite officielle stricte.

Mais compte tenu de sa taille, de sa sensibilité et de ses deux woofers, l’Olympica III nous paraît particulièrement cohérente dans des pièces d’environ 25 à 45 m².

Dans 20 m², elle peut fonctionner si l’acoustique et le placement sont suffisamment maîtrisés.

Dans 50 m² ou davantage, elle pourra toujours produire un niveau sérieux, mais l’Olympica V ou une enceinte plus importante pourra offrir davantage d’aisance.

La distance d’écoute joue également énormément.

Une pièce de 35 m² avec une écoute à 2,5 mètres ne demande pas le même effort qu’un salon ouvert où les auditeurs sont placés à cinq mètres.

Placement dans la pièce

L’Olympica III mérite de l’espace.

La coller contre le mur arrière réduirait une grande partie de l’intérêt de sa conception.

Un placement trop proche des parois risque également de renforcer certaines fréquences graves.

Comme point de départ, il est raisonnable de prévoir plusieurs dizaines de centimètres entre l’enceinte et les murs.

La distance exacte devra ensuite être ajustée à l’écoute.

L’écartement entre les enceintes doit également être travaillé en fonction de la distance d’écoute.

Une légère orientation vers l’auditeur peut permettre de modifier la précision de l’image centrale et l’équilibre dans l’aigu.

Il n’existe pas de réglage universel.

Une heure consacrée au placement peut parfois apporter davantage qu’un changement de câble beaucoup plus coûteux.

Faut-il un caisson de grave ?

En écoute Hi-Fi, pas nécessairement.

Avec deux woofers de 165 mm et une extension officielle à 42 Hz, l’Olympica III possède déjà une assise sérieuse.

Pour la majorité des musiques, elle pourra fonctionner seule sans donner l’impression qu’un registre entier manque.

Un caisson devient surtout intéressant pour rechercher l’extrême grave sous 30 ou 35 Hz.

Cela concerne notamment l’orgue, certaines musiques électroniques et le Home Cinéma.

Dans une installation mixte Hi-Fi/Home Cinéma, un bon caisson correctement filtré peut donc être pertinent.

Pour de la musique stéréo traditionnelle, il faut surtout éviter d’ajouter un caisson simplement pour obtenir « plus de grave ».

L’intégration doit être suffisamment précise pour que le raccord reste imperceptible.

Et en Home Cinéma ?

L’Olympica III peut évidemment devenir une excellente enceinte principale dans un système Home Cinéma haut de gamme.

La gamme actuelle comprend notamment une enceinte centrale Olympica et des solutions murales.

Son caractère 3 voies et sa sensibilité de 90 dB sont intéressants pour les bandes-son dynamiques.

Il faut cependant prévoir une amplification multicanale capable de gérer correctement une charge nominale de 4 ohms.

À ce niveau, les capacités réelles en courant de l’amplificateur Home Cinéma deviennent plus importantes que le nombre de watts annoncé sur une seule voie.

Dans une installation ambitieuse, l’utilisation d’un bloc de puissance séparé pour les canaux avant peut devenir logique.

Bi-câblage et bi-amplification

L’Olympica III dispose de quatre borniers, avec séparation des sections Mid-Hi et Low.

Cela autorise le bi-câblage et certaines formes de bi-amplification.

Le bi-câblage n’est cependant pas une obligation.

Une excellente amplification reliée par un seul câble correctement dimensionné peut parfaitement exploiter l’enceinte.

La bi-amplification peut devenir plus intéressante lorsqu’elle est réellement conçue comme partie du système, avec des électroniques adaptées.

Il ne faut donc pas considérer la présence de quatre borniers comme une invitation à acheter deux fois plus de câble par principe.

Pourquoi choisir l’Olympica III ?

L’Olympica III est destinée à celui qui veut une véritable colonne haut de gamme sans nécessairement passer à une enceinte très volumineuse.

Elle offre plusieurs avantages importants par rapport à une bibliothèque :

davantage de surface de membrane ;

une meilleure extension dans le grave ;

un médium dédié ;

une sensibilité supérieure ;

une capacité plus importante à remplir la pièce.

Elle reste néanmoins relativement étroite et visuellement plus facile à intégrer qu’une grande colonne utilisant des woofers de 20 ou 25 cm.

C’est probablement ce compromis qui constitue son principal intérêt.

Ce qu’elle ne fera pas

L’Olympica III n’est pas une enceinte universelle.

Elle ne transformera pas une mauvaise pièce en auditorium.

Elle ne compensera pas une amplification insuffisante.

Elle ne produira pas non plus l’extrême grave d’un grand caisson ou d’une enceinte équipée de plusieurs woofers de très grand diamètre.

Et malgré sa sensibilité de 90 dB, ce n’est pas une enceinte destinée à être associée à n’importe quel petit amplificateur simplement parce qu’elle peut techniquement produire du son avec 20 ou 30 watts.

Une partie importante de son potentiel se révèle justement lorsque l’ensemble du système suit.

Pour quel type de système ?

La Sonus faber Olympica III G3 est particulièrement adaptée à une installation Hi-Fi haut de gamme dans une pièce moyenne à grande.

Elle mérite une source et une amplification à son niveau.

Un intégré haut de gamme constitue déjà une solution particulièrement cohérente.

Dans une installation plus ambitieuse, un préamplificateur et un bloc de puissance séparés peuvent évidemment aller plus loin.

Sa sensibilité de 90 dB facilite légèrement le travail de l’amplificateur, mais son impédance de 4 ohms demande toujours une alimentation sérieuse.

Dans un système bien équilibré, elle possède suffisamment d’extension et de surface de membrane pour fonctionner sans caisson sur la majorité des programmes musicaux.

Elle reste également moins exigeante en volume de pièce que l’Olympica V.

C’est finalement ce qui rend cette Olympica III particulièrement intéressante : elle atteint déjà le niveau d’une véritable grande enceinte 3 voies, mais sans tomber dans les dimensions d’une colonne destinée uniquement aux très grands salons ou aux auditoriums.

Pour celui qui dispose d’une pièce adaptée et d’une amplification suffisamment sérieuse, elle représente probablement le point où la gamme Olympica commence réellement à conjuguer ampleur, grave et architecture trois voies sans devenir inutilement imposante.

Spécifications techniques

CaractéristiqueSonus faber Olympica III
TypeEnceinte colonne
Architecture3 voies
Charge graveCoffret ventilé
Charge médium/aiguChambre fermée indépendante
Amortissement chambre médium/aiguStructure en liège
TweeterDAD Arrow Point Extended Frequency
Membrane tweeterDôme soie
Diamètre tweeter28 mm
MédiumCamelia Paper Cone avec Copper Cap
Diamètre médium165 mm
Woofers2 × membrane papier
Diamètre woofers2 × 165 mm
Fréquences de coupure365 Hz / 2 460 Hz
Réponse en fréquence42 Hz – 40 000 Hz
Sensibilité90 dB SPL (2,83 V/1 m)
Impédance nominale4 Ω
Puissance d’amplification recommandée50 – 300 W/canal
ConditionSignal non écrêté
Connectique4 borniers
Sections séparéesMid-Hi / Low
Bi-câblageOui
Bi-amplificationPossible selon amplification
CoffretForme galbée inspirée du luth
MatériauxBois, aluminium, cuir
FinitionsWalnut / Wengè
Hauteur1 104 mm
Largeur376 mm
Profondeur459 mm
Poids35 kg par enceinte
Dimensions emballées1 255 × 480 × 585 mm
Poids emballé45 kg par enceinte

Comparatif rapide dans la gamme Olympica G3

Olympica IOlympica IIIOlympica V
Architecture2 voies3 voies3 voies
Médium/grave1 × 165 mmMédium 165 mmMédium 165 mm
Woofers dédiés2 × 165 mm3 × 165 mm
TweeterDAD 28 mmDAD 28 mmDAD 28 mm
Réponse basse annoncée57 Hz42 Hz37 Hz
Sensibilité87 dB90 dB90 dB
Impédance4 Ω4 Ω4 Ω
Amplification recommandée30–250 W50–300 W50–400 W
Poids11 kg35 kg44 kg
Usage privilégiéPetite/moyenne pièceMoyenne/grande pièceGrande pièce

 

Informations complémentaires

Finition

Noyer, Wengé