Notre conseil :
Pensez à l'installation que vous aurez probablement dans deux ou trois ans.
Si quatre enceintes Atmos sont déjà prévues dans le plafond,
acheter aujourd'hui un ampli limité à sept canaux n'est probablement pas une bonne économie.
Pour un système 5.1 simple, inutile de surdimensionner l'ampli
Tout le monde n'a pas besoin de neuf ou onze enceintes.
Pour un salon relativement compact avec cinq enceintes et un caisson,
un amplificateur simple peut déjà donner un excellent résultat.
Quelques solutions cohérentes pour commencer
JBL MA310
— un modèle 5.2 volontairement simple. Il convient bien lorsqu'on cherche avant tout
un véritable système multicanal sans vouloir installer d'enceintes Atmos au plafond.
Yamaha RX300A
— cinq canaux lui aussi, avec une connectique vidéo actuelle.
C'est un choix logique pour un Home Cinéma compact où l'on ne prévoit pas de multiplier les enceintes.
L'intérêt de ces appareils est justement de ne pas faire payer des canaux dont on ne se servira jamais.
Si vous êtes certain de rester en 5.1, il n'y a aucune obligation d'acheter immédiatement
un énorme intégré Home Cinéma.
Le 7 canaux : probablement le meilleur compromis pour beaucoup de salons
Le passage à sept canaux est intéressant parce qu'il permet de construire un système 5.1.2.
On conserve les cinq enceintes classiques et on ajoute deux enceintes en hauteur.
C'est souvent la manière la plus simple de découvrir le Dolby Atmos sans transformer le plafond
en gruyère.
Cette catégorie est aujourd'hui particulièrement fournie.
Pour un système 5.1.2
Yamaha RX500A
— sept canaux, réseau intégré et une philosophie assez simple.
Il convient particulièrement bien à un salon dans lequel on veut passer au 5.1.2
sans acheter un gros AVENTAGE.
JBL MA7100HP
— également 7.2 canaux, mais avec une amplification plus musclée.
Il devient intéressant avec des enceintes demandant davantage de réserve.
Denon AVC-X2850H
— une solution très complète pour un 5.1.2, avec HEOS, Audyssey,
de nombreuses entrées HDMI et deux sorties caisson.
Denon AVR-X2900H DAB
— dans la même famille, avec tuner DAB+ et une connectique particulièrement complète.
Pour beaucoup de salons, sept canaux suffisent largement.
Marantz CINEMA 70s Série 2
— son intérêt principal est évident : son châssis slim.
Il convient particulièrement bien lorsque l'intégration dans un meuble est compliquée,
à condition de rester cohérent dans le choix des enceintes.
Marantz CINEMA 60 DAB Série 2
— toujours sept canaux, mais avec une construction plus classique et davantage de réserve.
Un choix très intéressant lorsqu'on veut également utiliser régulièrement le système pour la musique.
Yamaha RX-A4A
— on monte ici vers la gamme AVENTAGE.
Toujours sept canaux, mais avec une construction et une alimentation plus ambitieuses.
Pour quatre enceintes Atmos, passez directement à 9 canaux
C'est probablement le point sur lequel nous insistons le plus souvent.
Si vous avez prévu quatre enceintes au plafond, il vous faut neuf canaux amplifiés pour réaliser un 5.1.4.
Un appareil 7 canaux ne pourra pas les alimenter toutes simultanément.
Le passage à neuf canaux est donc beaucoup plus important que la différence entre
deux amplificateurs de puissance assez proche.
Pour un Home Cinéma 5.1.4 ou plus évolué
JBL MA9100HP
— neuf canaux et une amplification généreuse.
Il permet directement une configuration 5.2.4 et constitue une solution assez spectaculaire
sans encore passer dans les tarifs des intégrés haut de gamme.
Denon AVR-X3900H
— neuf canaux amplifiés avec davantage de canaux disponibles au niveau du traitement.
C'est typiquement le genre d'appareil que nous regardons lorsqu'une installation doit pouvoir
évoluer sans changer immédiatement d'ampli.
Marantz CINEMA 50 Série 2
— neuf canaux également, avec quatre sorties caisson et une architecture très complète.
Il devient particulièrement pertinent pour un 5.1.4 et pour les installations mixtes
musique / Home Cinéma.
Yamaha RX-A6A
— neuf canaux amplifiés, mais capable de traiter davantage de canaux avec une amplification externe.
Pour une installation qui doit évoluer, c'est une possibilité à ne pas négliger.
NAD T778
— neuf canaux, Dirac Live et BluOS.
Le T778 reste une proposition assez différente, particulièrement intéressante
si le streaming musical et la correction acoustique font partie des priorités.
Arcam AVA : lorsque l'amplification devient une vraie priorité
La nouvelle gamme Arcam AVA mérite un paragraphe à part,
car les trois modèles possèdent neuf canaux d'amplification mais ne sont pas simplement
trois versions plus ou moins puissantes du même appareil.
Arcam AVA15
— neuf canaux en classe D et jusqu'à douze canaux traités.
C'est le point d'entrée de la nouvelle génération Arcam.
Arcam AVA25
— toujours neuf canaux, mais cette fois avec une amplification en classe AB
et un traitement pouvant aller jusqu'à seize canaux.
Il devient particulièrement intéressant avec des enceintes plus ambitieuses.
Arcam AVA35
— le modèle supérieur passe à l'amplification Classe G Arcam,
toujours avec neuf canaux intégrés et un traitement jusqu'à seize canaux.
C'est clairement un appareil destiné à des systèmes où la qualité d'amplification
des enceintes principales est prioritaire.
C'est un bon exemple de la limite du raisonnement uniquement basé sur le nombre de canaux.
Deux amplificateurs peuvent tous les deux posséder neuf canaux,
mais leur alimentation, leur architecture, leur capacité à alimenter des enceintes difficiles
et leur qualité sonore peuvent être très différentes.
La puissance : les watts ne racontent qu'une partie de l'histoire
C'est probablement le chiffre qui attire le plus l'attention.
100 watts, 120 watts, 150 watts...
Mais il faut faire très attention à la manière dont cette puissance est mesurée.
Sur la majorité des amplificateurs Home Cinéma, la puissance mise en avant est mesurée
avec seulement un ou deux canaux en fonctionnement.
Elle ne signifie pas que l'appareil fournira neuf fois cette puissance
lorsque les neuf enceintes travaillent simultanément.
Et ce n'est pas anormal.
Sur une bande-son réelle, toutes les enceintes ne demandent pas leur puissance maximale
exactement au même instant.
Ne comparez donc jamais deux amplis uniquement avec leur chiffre en watts.
La sensibilité des enceintes, leur impédance, la taille de la pièce,
la distance d'écoute et la qualité de l'alimentation sont au moins aussi importantes.
Les enceintes doivent guider le choix de l'amplificateur
Une paire de petites enceintes faciles à alimenter dans 20 m² ne demande pas la même chose
qu'un système comportant de grosses colonnes dans une salle de 50 m².
C'est une évidence, mais les fiches techniques ont parfois tendance à la faire oublier.
Un ampli 7 canaux relativement simple peut parfaitement convenir à certaines enceintes.
Avec d'autres, nous préférerons passer à un Yamaha AVENTAGE,
un Arcam AVA ou ajouter un bloc de puissance externe.
C'est aussi pour cela que nous évitons de répondre à la question
« quel est le meilleur ampli Home Cinéma ? » sans savoir ce qu'il doit alimenter.
Vous pouvez également consulter notre
guide consacré au choix des enceintes
.
Audyssey, Dirac, YPAO : la calibration compte énormément
Un bon amplificateur mal réglé peut donner un résultat très moyen.
À l'inverse, une installation correctement calibrée peut progresser énormément
sans changer un seul appareil.
Les différents constructeurs utilisent leurs propres systèmes.
- Denon et Marantz utilisent notamment Audyssey, avec Dirac disponible sur certains modèles ;
- Yamaha utilise son système YPAO ;
- Arcam s'appuie largement sur Dirac Live ;
- NAD utilise également Dirac Live sur le T778.
Ces systèmes mesurent les distances, les niveaux,
une partie de la réponse des enceintes et surtout le comportement du système dans la pièce.
Dans le grave, l'intérêt peut être considérable.
Mais la calibration n'est pas magique.
Elle ne peut pas transformer un caisson placé au pire endroit de la pièce
ou une centrale enfermée au fond d'un meuble en installation parfaite.
Nous préférons toujours commencer par un placement cohérent,
puis utiliser la correction électronique pour aller plus loin.
HDMI 2.1, 4K/120 Hz et 8K : qu'est-ce qui est réellement utile ?
Pour un amplificateur acheté aujourd'hui, une connectique HDMI récente est évidemment souhaitable.
En revanche, il ne faut pas non plus choisir l'ampli uniquement parce qu'un gros logo « 8K »
est présent sur son carton.
Ce que nous vérifions principalement est :
- le nombre d'entrées HDMI réellement nécessaires ;
- la compatibilité 4K/120 Hz pour les consoles et PC récents ;
- le VRR et l'ALLM pour le jeu vidéo ;
- le Dolby Vision et le HDR10+ ;
- l'eARC pour récupérer le son du téléviseur ;
- le nombre de sorties HDMI si téléviseur et vidéoprojecteur doivent cohabiter.
Un appareil comme le
Yamaha RX300A
peut parfaitement convenir à une installation moderne relativement simple,
alors qu'un système comportant de nombreuses sources et deux diffuseurs réclamera naturellement
une connectique plus importante.
Et pour écouter de la musique ?
C'est un critère que nous prenons très au sérieux chez Studio 23.
Dans beaucoup de maisons, les enceintes principales servent à la fois au Home Cinéma
et à l'écoute musicale.
L'amplificateur fonctionne alors peut-être deux heures devant un film,
mais également plusieurs heures par semaine avec Spotify, Qobuz, un streamer,
une platine vinyle ou un lecteur CD.
À partir de ce moment, le choix ne doit plus être uniquement fonctionnel.
La manière dont l'ampli tient les enceintes, sa restitution en stéréo,
sa réserve et son comportement à faible niveau deviennent également importants.
C'est notamment une raison pour laquelle des appareils comme le
Marantz CINEMA 50 Série 2
ou les
Arcam AVA25
et
AVA35
peuvent devenir intéressants dans une installation mixte.
Quand faut-il passer à 11 canaux ?
À partir d'une configuration 7.1.4, onze enceintes doivent être alimentées.
On entre alors clairement dans les grosses installations Home Cinéma.
Il existe deux solutions :
acheter un amplificateur qui possède directement onze canaux,
ou utiliser un appareil capable de traiter onze canaux associé à un bloc de puissance externe.
Les gros intégrés
Yamaha RX-A8A
— onze canaux directement amplifiés.
Il est particulièrement adapté à une grosse configuration Atmos
sans devoir ajouter immédiatement un bloc externe.
Denon AVR-X6800H
— onze canaux amplifiés avec davantage de possibilités au niveau du traitement.
On commence clairement à parler d'une grosse installation immersive.
Marantz CINEMA 30
— onze canaux d'amplification, une construction particulièrement ambitieuse
et des possibilités d'évolution importantes.
Il s'adresse clairement aux installations premium.
Denon AVC-A10H
— avec treize canaux d'amplification intégrés,
il permet d'aller encore plus loin sans multiplier les électroniques.
Denon AVC-A1H
— quinze canaux amplifiés.
À ce niveau, on quitte le salon Home Cinéma classique pour entrer dans les très grosses salles multicanales.
Préampli + blocs de puissance : quand faut-il franchir le pas ?
À un certain niveau, il devient intéressant de séparer complètement le traitement
et l'amplification.
Le préamplificateur Home Cinéma s'occupe du décodage,
des entrées HDMI, du contrôle de volume et de la calibration,
mais n'alimente directement aucune enceinte.
Les enceintes sont confiées à un ou plusieurs amplificateurs de puissance.
Cette architecture coûte plus cher et prend plus de place,
mais elle offre énormément de liberté.
Deux approches présentes dans notre gamme
Arcam AVP45
— préamplificateur-processeur capable de gérer jusqu'à seize canaux.
Il ne possède aucune amplification interne et doit donc être associé à des blocs de puissance.
Marantz AV10
— le processeur Home Cinéma très haut de gamme de Marantz,
destiné aux installations où chaque partie de l'amplification est choisie séparément.
Marantz AMP10
— le bloc de puissance multicanal prévu notamment pour accompagner l'AV10
et construire une installation entièrement séparée.
Faut-il forcément séparer préampli et amplification ?
Non.
Un excellent intégré est souvent beaucoup plus simple et déjà largement suffisant.
Nous réservons généralement cette approche aux grosses installations,
aux enceintes exigeantes ou aux systèmes dont l'évolution justifie réellement cette complexité.
Les sorties pré-out : un détail qui peut devenir très important
Même si vous ne souhaitez pas acheter immédiatement un préamplificateur séparé,
les sorties pré-out d'un ampli intégré peuvent être très utiles.
Elles permettent par exemple d'ajouter plus tard un bloc de puissance pour les enceintes avant.
On peut alors conserver l'amplificateur Home Cinéma pour le décodage,
les surrounds et les enceintes Atmos,
tout en donnant davantage de réserve aux enceintes principales.
Elles permettent également à certains amplificateurs disposant de neuf canaux internes
mais de onze canaux de traitement d'aller plus loin dans une installation Atmos.
Si vous pensez faire évoluer sérieusement le système :
regardez les sorties pré-out avant l'achat.
C'est une fonction que l'on peut parfaitement ignorer pendant trois ans
et être ensuite très content de trouver.
Un ou plusieurs caissons de basses ?
Les amplificateurs récents proposent souvent deux voire quatre sorties subwoofer.
Cela ne signifie évidemment pas qu'il faut installer quatre caissons.
L'intérêt d'un deuxième caisson est souvent moins d'obtenir davantage de grave
que d'obtenir un grave plus homogène dans la pièce.
Un seul caisson peut donner énormément de niveau à une place et beaucoup moins
à un mètre de distance à cause des modes propres de la pièce.
Avec plusieurs caissons correctement placés et réglés,
il devient possible d'obtenir une réponse plus régulière sur plusieurs sièges.
Des modèles comme le
Denon AVR-X3900H
ou le
Marantz CINEMA 50 Série 2
offrent justement des possibilités particulièrement intéressantes sur ce point.
Combien faut-il dépenser dans l'ampli Home Cinéma ?
Il n'existe pas de règle du type « 30 % du budget dans l'amplificateur ».
Cela dépend beaucoup trop des enceintes et du système.
Mais il existe en revanche une règle de bon sens :
évitez de déséquilibrer complètement l'installation.
Un énorme amplificateur avec un petit ensemble d'enceintes ne transformera pas ces enceintes.
Et de grosses enceintes exigeantes associées à un ampli trop léger
ne donneront pas non plus ce qu'elles sont capables de faire.
Le caisson est également régulièrement sacrifié pour passer au modèle d'ampli situé juste au-dessus.
Ce n'est pas toujours un bon calcul.
Nous préférons généralement :
un système cohérent composé d'un bon amplificateur,
de bonnes enceintes et d'un caisson correctement dimensionné
plutôt qu'un appareil très haut de gamme entouré d'éléments choisis uniquement pour respecter le budget.
Quel ampli choisir selon votre installation ?
| Votre besoin | Quelques modèles à regarder |
|---|
|
5.1 simple et budget raisonnable | Yamaha RX300A |
|
5.1.2 Dolby Atmos |
Yamaha RX500A,
JBL MA7100HP,
Denon AVC-X2850H,
Marantz CINEMA 60 DAB Série 2 |
|
5.1.4 Dolby Atmos |
JBL MA9100HP,
Denon AVR-X3900H,
Marantz CINEMA 50 Série 2,
Yamaha RX-A6A |
|
Home Cinéma + écoute musicale exigeante |
NAD T778,
Arcam AVA15,
Arcam AVA25,
Arcam AVA35 |
|
Grande installation 11 canaux et plus |
Yamaha RX-A8A,
Denon AVR-X6800H,
Marantz CINEMA 30,
Denon AVC-A10H,
Denon AVC-A1H |
|
Salle dédiée très haut de gamme |
Arcam AVP45,
Marantz AV10
+
Marantz AMP10 |
Les erreurs que nous rencontrons le plus souvent
- choisir uniquement en comparant les watts ;
- acheter un ampli 7 canaux alors que quatre enceintes Atmos sont déjà prévues ;
- acheter au contraire 11 ou 13 canaux pour un système qui restera définitivement en 5.1 ;
- sous-estimer les besoins des enceintes ;
- croire que la calibration peut corriger un mauvais placement ;
- mettre tout le budget dans l'ampli et négliger le caisson ;
- choisir uniquement selon le nombre de prises HDMI ;
- ne pas prévoir les sorties pré-out lorsque l'installation doit évoluer ;
- penser qu'un modèle plus cher donnera forcément un meilleur résultat avec n'importe quelles enceintes ;
- lancer la calibration automatique et ne jamais vérifier les réglages obtenus.
Les quatre points à retenir
Comptez les canaux
C'est le premier critère.
Définissez votre configuration actuelle et future avant de commencer à comparer les amplificateurs.
Ne regardez pas que les watts
L'alimentation, les enceintes et la taille de la pièce comptent davantage
qu'une puissance annoncée prise toute seule.
Le réglage est essentiel
Placement, fréquence de coupure, niveau du caisson et calibration
peuvent changer énormément le résultat final.
Pensez à l'évolution
Atmos, second caisson ou bloc de puissance :
quelques possibilités supplémentaires bien choisies peuvent éviter
de remplacer l'amplificateur trop rapidement.
Vous hésitez entre plusieurs amplificateurs Home Cinéma ?
Donnez-nous les références de vos enceintes, la taille de la pièce,
le nombre d'enceintes prévu et votre utilisation cinéma / musique.
Nous pourrons rapidement vous dire si votre installation nécessite réellement
5, 7, 9 ou 11 canaux, et quels amplificateurs sont les plus cohérents avec votre système.
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Article rédigé parJérôme
Fondateur de Studio 23 • Conseiller Hi-Fi et Home Cinéma depuis 2006
Fondateur de Studio 23, Jérôme accompagne depuis près de vingt ans les clients
dans le choix et l'installation de systèmes Hi-Fi et Home Cinéma.
Les conseils présentés ici viennent avant tout des écoutes, des comparaisons de matériel
et des installations réalisées chez nos clients.