Description
Sonus faber Aida
La Sonus faber Aida est une enceinte colonne de référence conçue pour les installations Hi-Fi où les contraintes habituelles de dimensions et de capacité deviennent secondaires.
Son nom fait directement référence à l’opéra Aida de Giuseppe Verdi, une manière assez logique pour Sonus faber de relier cette enceinte monumentale à l’histoire musicale italienne.
Son architecture 3⅔ voies repose sur un tweeter de 28 mm, un médium de 180 mm, deux woofers de 220 mm et un imposant subwoofer de 320 mm.
À l’arrière, le Sound Field Shaper ajoute un tweeter de 29 mm et deux médiums de 80 mm destinés à travailler l’interaction entre l’enceinte et la pièce.
La charge para-apériodique utilise le système Stealth Ultraflex, tandis que la structure bénéficie des technologies Silent Case et Zero Vibration Transmission.
La réponse annoncée s’étend de 18 Hz à 35 000 Hz. La sensibilité atteint 92 dB pour une impédance nominale de 4 ohms.
Avec 1,725 m de hauteur, 780 mm de profondeur et surtout 165 kg par enceinte, l’Aida demande une pièce et une installation sérieusement préparées.
Elle n’existe pas pour être simplement « meilleure » qu’une enceinte plus petite. Son intérêt réside dans sa capacité à reproduire une très large bande passante avec une réserve adaptée aux systèmes les plus ambitieux.
Notre avis
L’Aida est le genre d’enceinte dont les chiffres impressionnants peuvent facilement faire oublier l’essentiel.
Un subwoofer de 320 mm, deux woofers de 220 mm et une réponse à 18 Hz attirent naturellement l’attention.
Pourtant, son intérêt ne se limite pas au grave.
Le Sound Field Shaper montre assez bien la philosophie du projet : Sonus faber travaille également la manière dont l’enceinte rayonne dans la pièce.
Cette approche devient particulièrement pertinente sur une enceinte de cette taille.
Une Aida ne fonctionnera jamais indépendamment de son environnement acoustique.
Sa réponse jusqu’à 18 Hz signifie également qu’un caisson de basses n’est généralement pas nécessaire pour une écoute stéréo.
Encore faut-il disposer d’une pièce capable d’accueillir cette extension sans produire un grave incontrôlable.
Le réglage, le placement et l’acoustique prennent donc une importance considérable.
Avec 92 dB de sensibilité, l’Aida n’est pas particulièrement inefficace.
Son impédance de 4 ohms et ses grands transducteurs réclament néanmoins une amplification stable et capable de fournir beaucoup de courant.
Nous ne chercherions pas nécessairement les 1 000 W autorisés par le constructeur.
Un amplificateur moins puissant mais réellement à l’aise sous 4 ohms pourra être beaucoup plus cohérent.
Enfin, ses 165 kg imposent une évidence : le placement doit être étudié avant l’installation.
Déplacer une paire d’Aida de dix centimètres pour « essayer quelque chose » devient rapidement une activité collective.
Une conception pensée pour maîtriser l’ensemble du spectre
L’Aida utilise une architecture 3⅔ voies particulièrement complexe.
Sonus faber répartit la reproduction frontale entre quatre sections de haut-parleurs.
Le tweeter de 28 mm s’occupe des fréquences les plus élevées.
Un médium de 180 mm prend ensuite en charge une large partie du spectre.
Deux woofers de 220 mm travaillent dans le grave.
Enfin, un subwoofer de 320 mm est spécifiquement consacré aux fréquences les plus basses.
À cette architecture s’ajoutent trois transducteurs arrière formant le Sound Field Shaper.
Les choix techniques
Le registre aigu est confié au H28 XTR-04 de 28 mm.
Ce tweeter utilise un dôme souple à réponse étendue et une motorisation haute puissance au néodyme.
La technologie DAD™ Arrow Point intervient sur le comportement mécanique du dôme.
Son objectif est de contrôler certaines déformations susceptibles d’apparaître lorsque la fréquence augmente.
Le médium M18 XTR-04 de 180 mm utilise également une motorisation au néodyme.
Sonus faber associe cette section médium-aigu à sa philosophie « Voice of Sonus faber ».
Deux woofers de 220 mm
La section grave principale utilise deux W22XTR-12 de 220 mm.
Le choix de deux transducteurs permet d’obtenir une surface émissive importante sans recourir à un unique woofer frontal de très grand diamètre.
Ces haut-parleurs travaillent au-dessus de la section subwoofer.
Leur rôle consiste notamment à assurer la continuité entre le médium et l’extrême grave.
La répartition du travail limite ainsi la plage de fréquences que chaque famille de transducteurs doit reproduire.
Cette spécialisation devient particulièrement intéressante sur une enceinte conçue pour atteindre des niveaux élevés sans perdre sa lisibilité.
Un subwoofer de 320 mm
La partie la plus basse du spectre est confiée à un SW32XTR-08 de 320 mm.
Son diamètre illustre clairement les ambitions de l’Aida.
Son rôle ne consiste pas simplement à augmenter la quantité de grave.
Il prend en charge les fréquences où les deux woofers de 220 mm n’ont plus besoin d’intervenir avec la même amplitude.
La réponse globale descend ainsi jusqu’à 18 Hz selon Sonus faber.
Cette valeur place l’Aida dans une zone habituellement réservée aux caissons de basses haut de gamme.
Elle explique aussi pourquoi la pièce devient un élément essentiel de l’installation.
Une réponse jusqu’à 18 Hz
Atteindre 18 Hz avec une enceinte passive est loin d’être anodin.
Nous sommes sous la limite de 20 Hz traditionnellement retenue pour l’audition humaine.
À ces fréquences, une partie de l’information devient autant physique qu’auditive.
Certaines bandes-son, l’orgue ou des productions électroniques peuvent réellement exploiter cette extension.
Sur un enregistrement ne contenant aucune information sous 40 Hz, elle n’apportera évidemment pas une basse artificielle.
C’est justement ce que l’on attend d’une enceinte de référence.
La capacité doit être disponible lorsqu’elle est nécessaire, pas constamment mise en avant.
Le Sound Field Shaper
L’arrière de l’Aida accueille un système particulièrement intéressant baptisé Sound Field Shaper.
Il utilise un tweeter DAD de 29 mm accompagné de deux médiums de 80 mm.
Ces transducteurs ne cherchent pas simplement à transformer l’Aida en enceinte omnidirectionnelle.
Leur rôle concerne davantage le comportement du champ sonore dans la pièce.
Ils ajoutent une émission arrière qui interagit avec le mur et l’environnement acoustique.
Sonus faber cherche ainsi à travailler la perception de l’espace et de la profondeur.
L’idée est ambitieuse, mais son résultat dépend nécessairement de la pièce et du placement.
Pourquoi travailler le rayonnement arrière ?
Une enceinte traditionnelle ne rayonne jamais uniquement vers l’avant.
Le coffret, les haut-parleurs et les réflexions de la pièce participent tous au champ sonore entendu au point d’écoute.
Le Sound Field Shaper permet à Sonus faber de contrôler volontairement une partie de cette énergie arrière.
La démarche est particulièrement intéressante dans une grande pièce.
L’énergie réfléchie par le mur arrière peut contribuer à la perception de l’espace.
Elle doit toutefois rester cohérente avec l’émission frontale.
Une distance suffisante entre l’Aida et le mur devient donc particulièrement importante.
Coller une enceinte de 780 mm de profondeur contre une cloison n’aurait de toute façon jamais été une excellente idée.
Le Tuned Mass Damper
Sonus faber intègre également un Tuned Mass Damper, ou TMD.
Ce principe est utilisé dans d’autres domaines pour contrôler les vibrations d’une structure.
Des masses internes sont accordées afin de vibrer en opposition avec certaines résonances du coffret.
L’objectif est de réduire l’énergie mécanique transmise à la structure.
Sur une enceinte équipée de deux 220 mm et d’un 320 mm, le problème est loin d’être théorique.
Les haut-parleurs exercent des forces importantes sur le coffret lorsqu’ils se déplacent.
Limiter ces mouvements permet au cabinet de rester aussi neutre que possible face au travail des transducteurs.
Le Silent Case
Le coffret adopte une construction baptisée Silent Case.
Ses deux côtés sont courbés.
Cette géométrie reprend la traditionnelle forme de luth associée à Sonus faber.
Elle évite également certaines grandes surfaces parallèles présentes dans un coffret rectangulaire classique.
La courbure participe à la rigidité de la structure et modifie la manière dont les ondes internes se répartissent.
L’objectif consiste à empêcher le coffret d’ajouter trop fortement sa propre signature au signal produit par les haut-parleurs.
Cette démarche est complétée par les systèmes mécaniques de contrôle des vibrations.
Stealth Ultraflex System
La charge utilise le système Stealth Ultraflex développé par Sonus faber.
Il s’agit d’une interprétation sophistiquée du principe bass-reflex.
Le conduit est étudié pour faciliter le déplacement de l’air et limiter les turbulences.
Ces dernières peuvent devenir audibles lorsque la vitesse de l’air augmente fortement dans un évent conventionnel.
Le système participe également à l’extension du grave.
Son efficacité ne peut toutefois pas être séparée du reste de l’enceinte.
Volume interne, woofers, subwoofer et accord du système fonctionnent ensemble.
Zero Vibration Transmission
L’Aida utilise également la technologie Zero Vibration Transmission, ou ZVT.
Son principe consiste à limiter la transmission des vibrations mécaniques entre l’enceinte et le sol.
Cette approche prend évidemment une importance particulière avec 165 kg et un subwoofer de 320 mm.
Le sol fait partie de l’environnement mécanique du système.
Un parquet suspendu ne réagit pas comme une dalle en béton.
Le découplage cherche donc à rendre le comportement de l’enceinte moins dépendant de cette interface.
Il ne peut cependant pas annuler les caractéristiques structurelles d’un plancher particulièrement souple.
Un filtrage à quatre fréquences de coupure
Le crossover intervient à 55, 150, 200 et 3 000 Hz.
Cette répartition illustre la complexité de la section grave.
Le subwoofer et les deux woofers ne sont pas simplement branchés pour reproduire exactement la même bande.
Le filtrage organise progressivement leur contribution.
Le médium prend ensuite le relais avant la transition vers le tweeter.
Sonus faber utilise des composants haut de gamme sélectionnés pour cette application.
Sur une architecture aussi complexe, la qualité du filtrage est essentielle.
Sept transducteurs actifs par enceinte doivent fonctionner sans donner l’impression d’écouter plusieurs sources indépendantes.
Une construction de 165 kg
Chaque Aida mesure 1 725 × 482 × 780 mm.
Le poids atteint 165 kg.
Ces chiffres donnent une idée plus réaliste de l’enceinte qu’une photographie isolée.
La profondeur de 780 mm est particulièrement importante.
Il faut ensuite ajouter l’espace nécessaire derrière l’enceinte pour permettre au Sound Field Shaper et au système de charge de travailler correctement.
Une Aida réclame donc une grande pièce.
Son installation dans un salon compact uniquement parce qu’elle « rentre » physiquement serait rarement une bonne idée.
La distance d’écoute doit également permettre aux différentes sections de se fondre correctement.
Bois, cuir et aluminium
Malgré sa complexité technique, l’Aida reste immédiatement identifiable comme une Sonus faber.
Le coffret associe bois brillant, cuir noir et aluminium.
Les finitions disponibles comprennent notamment Red, Wenge et Walnut en finition brillante avec cuir noir.
L’artisanat ne remplace évidemment pas l’acoustique.
Sur un produit de cette catégorie, il fait néanmoins partie intégrante du positionnement.
Une paire d’Aida représente autant un travail d’ébénisterie et d’assemblage qu’un ensemble de transducteurs.
Le résultat reste beaucoup plus proche d’un meuble réalisé sur mesure que d’une enceinte industrielle conventionnelle.
Pourquoi choisir la Sonus faber Aida ?
L’Aida devient pertinente lorsqu’une installation demande une bande passante presque complète sans caisson séparé et une capacité adaptée à une grande pièce.
Sa réponse à 18 Hz constitue naturellement un argument important.
Mais son Sound Field Shaper nous paraît tout aussi intéressant.
Cette technologie montre que Sonus faber ne cherche pas uniquement à gagner quelques hertz ou quelques décibels.
La marque travaille également l’interaction entre l’enceinte et son environnement.
L’Aida permet donc de construire un système stéréo extrêmement complet autour de seulement deux enceintes principales.
Cela ne signifie pas que l’installation devient simple.
Au contraire, son potentiel demande davantage de travail de mise en œuvre qu’une enceinte plus petite.
Pour quel type de système ?
La Sonus faber Aida appartient à la collection Reference et se destine aux systèmes Hi-Fi les plus ambitieux.
Sa sensibilité atteint 92 dB SPL pour 2,83 V à 1 m.
L’impédance nominale est de 4 ohms.
Sonus faber recommande une amplification comprise entre 100 et 1 000 W, avec un signal non écrêté.
Cette plage particulièrement large montre qu’il serait peu pertinent de choisir l’amplificateur uniquement à partir de sa puissance nominale.
La stabilité sous 4 ohms et la capacité en courant sont essentielles.
Un excellent contrôle du grave est également indispensable pour maîtriser les deux woofers et le subwoofer.
Une électronique silencieuse et transparente permettra parallèlement d’exploiter les capacités du médium et du tweeter.
La source, le préamplificateur et l’acoustique doivent donc être du même niveau.
Aida face à Lilium
La Lilium est déjà une enceinte particulièrement ambitieuse.
Elle utilise trois woofers de 180 mm et un infra-woofer de 260 mm.
Sa réponse descend jusqu’à 20 Hz et son poids atteint 103 kg.
L’Aida passe à deux woofers de 220 mm et un subwoofer de 320 mm.
Elle descend à 18 Hz et atteint 165 kg par enceinte.
Surtout, elle ajoute le Sound Field Shaper arrière avec un tweeter de 29 mm et deux médiums de 80 mm.
La différence ne se limite donc pas à davantage de grave.
L’Aida travaille aussi le rayonnement dans la pièce d’une manière plus élaborée.
Lilium restera néanmoins plus facile à installer dans de nombreux environnements.
L’Aida demande davantage d’espace pour réellement justifier sa conception.
Aida face à Il Cremonese
L’Il Cremonese adopte encore une autre philosophie.
Elle utilise deux woofers de 180 mm et deux subwoofers de 220 mm.
L’Aida préfère deux 220 mm associés à un unique 320 mm.
Il Cremonese est aussi beaucoup moins profonde et pèse 84 kg, contre 165 kg pour l’Aida.
La réponse annoncée commence à 35 Hz pour Il Cremonese et à 18 Hz pour Aida.
Cette différence est importante, mais elle ne suffit pas à résumer les deux enceintes.
Il Cremonese privilégie une répartition très spécialisée de ses quatre transducteurs de grave.
L’Aida cherche une extension extrême tout en travaillant davantage le champ sonore arrière.
Le choix doit donc rester lié à la pièce et au système complet.
Aida face à Suprema
La Suprema occupe aujourd’hui une position encore plus extrême dans l’univers Sonus faber.
Mais sa conception est radicalement différente.
Suprema n’est pas simplement une enceinte colonne plus imposante.
Le système comprend deux colonnes principales, deux subwoofers passifs séparés et un crossover actif analogique externe.
Chaque subwoofer utilise deux haut-parleurs de 380 mm et descend jusqu’à 16 Hz.
L’Aida conserve au contraire une architecture beaucoup plus traditionnelle : toute la reproduction du spectre est intégrée dans chaque enceinte.
Cette différence est essentielle.
Une paire d’Aida reste un système stéréo à deux coffrets, même si chacun pèse 165 kg.
Suprema demande une installation beaucoup plus complexe, avec quatre enceintes et une électronique de filtrage supplémentaire.
L’Aida représente donc un sommet plus conventionnel de la philosophie Sonus faber.
Elle réunit dans un seul coffret une bande passante extrêmement étendue, une section grave massive et un système de contrôle du rayonnement arrière.
Dans une pièce réellement adaptée, elle peut constituer un système complet sans nécessiter de caisson supplémentaire.
Dans un espace trop petit, ses qualités deviennent au contraire difficiles à exploiter.
C’est une enceinte Reference au sens littéral : elle demande que tout ce qui l’entoure soit pensé à son niveau.
Spécifications techniques
| Caractéristique | Sonus faber Aida |
|---|---|
| Type | Enceinte colonne passive |
| Collection | Reference |
| Architecture | 3⅔ voies |
| Charge | Para-apériodique ventilée |
| Système de charge | Stealth Ultraflex System™ |
| Tweeter frontal | H28 XTR-04 Ø 28 mm |
| Type de tweeter | Dôme souple Extended Range |
| Technologie tweeter | DAD™ Arrow Point |
| Motorisation tweeter | Néodyme haute puissance |
| Médium | M18 XTR-04 Ø 180 mm |
| Motorisation médium | Néodyme |
| Woofers | 2 × W22XTR-12 Ø 220 mm |
| Subwoofer | SW32XTR-08 Ø 320 mm |
| Sound Field Shaper | Oui |
| Tweeter arrière | 29XTR2 DAD™ Ø 29 mm |
| Médiums arrière | 2 × M8XTR Ø 80 mm |
| Fréquences de coupure | 55 / 150 / 200 / 3 000 Hz |
| Réponse en fréquence | 18 Hz – 35 000 Hz |
| Sensibilité | 92 dB SPL (2,83 V/1 m) |
| Impédance nominale | 4 ohms |
| Amplification recommandée | 100 à 1 000 W |
| Connectique | 6 borniers : Mid-Hi / Low / Sub |
| Découplage | Zero Vibration Transmission™ / ZVT |
| Contrôle des vibrations | Tuned Mass Damper |
| Coffret | Double courbure, forme de luth |
| Construction | Silent Case |
| Matériaux | Bois brillant, cuir noir et aluminium |
| Dimensions (H × L × P) | 1 725 × 482 × 780 mm par enceinte |
| Poids | 165 kg par enceinte |
| Dimensions emballées (H × L × P) | 1 930 × 740 × 1 170 mm par enceinte |
| Poids emballé | 275 kg par enceinte |
| Finitions | Red High Gloss / Black Leather |
| Autre finition | Wenge High Gloss / Black Leather |
| Autre finition | Walnut High Gloss / Black Leather |









